Bibliographie - Traductions

Catalogue des œuvres de Marguerite Yourcenar

Bibliographie complète par date / Bibliographie succinte par genre

Les Vagues (The Waves) de Virginia Woolf

Les Vagues, traduit de l’anglais, avec une préface, par Marguerite Yourcenar, Paris, Librairie Stock, 1937, 268 p. Traduction réalisée en 1936-1937.

Vagues est un livre à six personnages, à six instruments plutôt, car il consiste uniquement en longs monologues intérieurs dont les courbes se succèdent, s’entrecroisent, avec une sûreté de dessin qui n’est pas sans rappeler l’Art de la fugue. […] Vagues, en effet, autant qu’une méditation sur la vie, se présente comme un essai sur l’isolement humain. Il s’agit de six enfants, trois filles […] ; trois garçons […] que nous voyons croître, se différencier, vivre, et vieillir enfin. Un septième enfant, qui ne prend pas la parole, et que nous n’apercevons jamais qu’à travers les autres, est le centre du livre, ou plutôt son cœur.

Ce que savait Maisie (What Maisie knew) de Henry James

Ce que savait Maisie, traduit de l’anglais par Marguerite Yourcenar, Paris, Laffont, 1947, 347 p. (Avec une préface d’André Maurois) Traduction achevée en 1939.

Au divorce de ses parents, Maisie est l’objet d’un jugement de Salomon, « coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires ». Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d’être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l’égoïsme des adultes. À travers son regard innocent et lucide, Henry James compose une peinture ironique des passions humaines. Ce roman est le tour de force d’un maître en psychologie, la recréation d’une âme enfantine et du monde qui l’entoure, où l’analyse minutieuse des sentiments, d’une profondeur remarquable, laisse le lecteur émerveillé.

Présentation critique de C. Cavafy

Marguerite Yourcenar, Présentation critique de Constantin Cavafy (1863-1933), suivie d’une traduction intégrale de ses poèmes par Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras, Paris, Gallimard, 1958, 292 p. Préface et traductions terminées en 1939. Édition mise au point en 1958.

Ce qui a compté pour lui, c'est une certaine heure, un certain jour, d'une certaine année 1909, 1911 ou 1912, un certain moment d'amour ou de plaisir inoublié. Rien d'autre, sauf peut-être, discrètement, mais lumineusement évoqué, son arrière-plan grec. Ses qualités uniques de dépouillement et d'ardeur, et aussi certaines limitations tiennent à cela. Il tenait presque maniaquement ses comptes de poète, notait combien de lignes, combien de vers étaient écrits, raturés, retouchés chaque jour, chaque mois. (…) Et plus j'ai vu combien ces cent cinquante poèmes ont compté pour beaucoup d'êtres (qui le lisent parfois dans ma traduction), plus j'ai senti la grandeur unique de ce poète de la réflexion et du désir. (in Les Yeux ouverts, p. 206)

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