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Les Yeux ouverts, entretiens avec Matthieu Galey, Paris, Le Centurion, 1980, 336 p.

Couverture entretiens M. Galey / M. Yourcenar

Matthieu Galey se rend sur l’île de Mount Desert, à « Petite Plaisance », la maison où vit Yourcenar, afin d’avoir de longs entretiens avec elle. Il s’agit aussi de réaliser son premier portrait télévisé.
Il aura la chance de discuter des heures avec elle, et nous livre ici probablement un des portraits le plus complet de l’écrivain.
Ils abordent d’abord la jeunesse de l'auteur, le décès de sa mère quand elle était encore toute petite, la décision de son père de ne pas la mettre à l'école et de s'occuper lui-même de son instruction et de son éducation, les nombreux voyages faits avec lui, les femmes qui l’ont entourée. A huit ans, elle lisait « les Oiseaux » d'Aristophane et, à douze ans, elle parlera le grec et le latin.
Yourcenar recevra une certaine éducation religieuse, mais courte. Elle suffira pour lui donner la sensation du « mystère » qui existe derrière les religions. Elle aime le passé dans la mesure où elle estime qu'il est la façon dont les êtres comprennent le présent. Le passé, pour elle, est une des formes de l'amour de la vie.
Yourcenar vivait aux Etats-Unis et nous fait part, ici, des manques qu'elle ressent là-bas, mais aussi de ce qu'elle y a trouvé de bon.
Comment a-t-elle réalisé son œuvre ? Que représentait Hadrien pour elle, ainsi que Zénon ? Quelle est l’influence de son éducation dans ses oeuvres ? Quels sont les écrivains qui l’ont marquée ?
Au fil des pages, Matthieu Galey va de plus en plus loin dans les pensées de Marguerite Yourcenar quant à ses conceptions de la vie, des êtres humains, de l’Histoire, de l'amour, de la sexualité, de l’influence des religions et des philosophies…
Nous découvrirons avec lui la perception du monde par cette grande intellectuelle restée très proche des gens.
Ses entretiens se clôturent sur les « quatre voeux bouddhiques » qui sont une des bases de la vie de Yourcenar, à savoir : éliminer les mauvais penchants, s’adonner à l’étude, tenter de toujours se perfectionner et, enfin, tenter par l'amélioration de soi d'arriver à l'amour des autres.
Dans ce livre nous plongeons dans les pensées profondes et l'âme d'une très grande Dame !…
"Je condamne l'ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu'on la dirait voulue par le système, sinon par le régime." (Critiqueslibres.com)

Patrick de Rosbo, Entretiens radiophoniques avec Marguerite Yourcenar (ORTF France-Culture du 11 au 16 janvier 1971), Paris, Mercure de France, 1972

Couverture entretiens P. de Rosbo / M. Yourcenar

Il y a dans tout entretien quelque chose d'approximatif et d'improvisé aussi étranger que possible au tempérament de la remarquable romancière qu'est Marguerite Yourcenar. Si elle se prête ici au jeu du dialogue, c'est que ces propos nous offrent un prolongement de son œuvre, nous instruisent sur ses motivations, ses méthodes, parfois ses vues sur la vie. Les questions que lui pose Patrick de Rosbo permettent à Marguerite Yourcenar de pénétrer au cœur de sa création et de la création littéraire en général, et d'apporter elle-même une contribution décisive à la connaissance d'un des plus grands écrivains de ce temps, et d'une série d'ouvrages qui, de Mémoires d'Hadrien à L'Œuvre au Noir, est à la fois très glorieuse et très secrète.

 

Paris, Gallimard, 2007, 542 p. Texte établi et annoté et préfacé par Joseph Brami et Maurice Delcroix. Edition coordonnée par Colette Gaudin et Rémy Poignault avec la collaboration de Michèle Sarde.

Une volonté sans fléchissement. Correspondance II 1957-1960

Deuxième des trois tomes qui doivent rendre compte de la correspondance de Yourcenar entre 1951 (sortie de Mémoires d’Hadrien) et 1968 (sortie de L’Œuvre au Noir). Ce second volume va de 1957 à 1960. L’optique de la publication de la correspondance de l’auteur a changé : publication intégrale avec seulement repères chronologiques. Le thème essentiel de cette période épistolaire est la gestion de l’œuvre littéraire et les contacts avec les éditeurs.

Réception critique : « Le plus extraordinaire est sans doute que ces lettres volontiers impérieuses d’une écrivaine diversement armée coïncident dans le temps avec la gestation d’un livre où l’atrocité de la vie et l’incohérence des hommes certes se reflètent, chaque fois maîtrisées par l’écriture, mais qui s’ouvrira bientôt à plus d’une voie du dialogue compréhensif et de la sérénité. » (Préface, p. 25)

Paris, Gallimard, 2011, 501 p. Texte établi et annoté par Joseph Brami et Rémy Poignault Avec la collaboration de Maurice Delcroix, Colette Gaudin et Michèle Sarde. Préface de Joseph Brami et Michèle Sarde.

Persévérer dans l'être. Correspondance III 1961-1963

Dernier des trois tomes qui doivent rendre compte de la correspondance de Yourcenar entre 1951 (sortie de Mémoires d’Hadrien) et 1968 (sortie de L’Œuvre au Noir). Ce troisième volume va de 1961 à 1963. Pas de thème précis, mais toutes les lettres sont écrites pendant la rédaction de L’Œuvre au Noir en cours d’achèvement.

Réception critique :  « Dans ces années, début de la décennie 1960, dominaient de plus en plus les discours sur le renversement des valeurs. Yourcenar, parce que lucide face au mal toujours présent, nous estimait « forcés bien malgré nous à rétablir une échelle des valeurs et à refaire un choix ». Qu’il a dû être vraiment difficile pour elle de se faire entendre ! Et que d’efforts ceux qui l’écoutaient devaient-ils faire de leur côté, pour la suivre, à rebours du discours dominant de leur temps ! En ce sens, les lettres offrent à Yourcenar, toujours clairvoyante, l’occasion de s’expliquer. » (Préface, p.24.)

Paris, Gallimard, 2004, 624 p. Texte établi et annoté par Colette Gaudin et Rémy Poignault, avec la collaboration de Joseph Brami et Maurice Delcroix. Edition coordonnée par Elyane Dezon-Jones et Michèle Sarde. Préface de Josyane Savigneau.

D'Hadrien à Zénon. Correspondance I 1951-1956

Premier de trois tomes qui doivent rendre compte de la correspondance de Yourcenar entre 1951 (sortie de Mémoires d’Hadrien) et 1968 (sortie de L’Œuvre au Noir). Ce premier volume va de 1951 à 1956. L’optique de la publication de la correspondance de l’auteur a changé : publication intégrale avec seulement repères chronologiques. Pas de thème précis, mais beaucoup de lettres concernent l’écriture, vu la date de départ, et la « gestion » d’une œuvre littéraire.

Réception critique :  « Ainsi, l’ensemble de ces lettres de 1951 à 1956, dans l’enchevêtrement même des préoccupations dont elles témoignent, donne à celles choisies pour le précédent recueil toute leur épaisseur – au sens quasi musical du terme, leur « accompagnement » Et, fût-ce sur un mode mineur, elles ont une vertu identique : montrer que le mystère Yourcenar n’a pas fini d’interroger l’avenir. » (Préface, p. 16-17.)

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