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M. Yourcenar, La Nouvelle Eurydice, Paris, Grasset, 1931, 241 p. Récit rédigé en 1930.

Couverture de l'édition originale

Œuvres romanesques, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1991, pp.1249-1325.

Le livre évoque le désarroi d’un jeune homme entré pour la première fois dans l’intimité d’un couple et qui ne parvenaient pas à dégager la vérité du mensonge dans les confidences qui lui sont faites. (D’après Œuvres romanesques, Bibliothèque de la Pléiade, p.XVIII).

Le livre n’a jamais été traduit et il n'y pas d'adaptation à ce jour.

Marguerite Yourcenar - Après Alexis, il s'est passé de tels événements dans ma vie que je n'ai pas pu me remettre à écrire immédiatement. Ensuite, j'ai fait la gaffe de revenir sur mes pas, et me disant qu'il était temps de faire une carrière d'écrivain (la jeunesse est conventionnelle!), j'ai produit un mauvais roman La nouvelle Eurydice. Ce roman, écrit je crois en 1930, et publié en 1931, a ses fidèles, mais je ne suis pas de ceux-là. J'ai voulu « faire » un roman : résultat naturellement nul, parce que j'étais persuadée à ce moment-là que pour être un romancier véritable il s'agissait de prendre un sujet dans la réalité et de le transformer en termes romanesques. Je m'étais créé une idée de ce qu'un roman devait être : il fallait tel ou tel épisode, il fallait un intérêt amoureux; il fallait des paysages, il fallait ceci, il fallait cela. Vous imaginez dans quel gâchis je suis tombée! Je raconterai d'ailleurs cet effondrement de La nouvelle Eurydice dans Quoi? l'éternité. (in Les Yeux ouverts, Le Centurion, 1980, pp.81).

Le premier paragraphe : C’était en pleine campagne, à la petite halte de Vives, en octobre, par l’un de ces octobres pluvieux qui ne sont guère que les avant-coureurs de novembre. Je venais de descendre du train ; j’étais debout sous l’auvent vitré, je me rappelai soudain que c’était mon anniversaire, et que, ce jour-là, j’atteignais vingt-deux ans. J’étais sorti de cette période obscure, tortueuse, engagée de toute parts dans l’avenir, qu’on est convenu d’appeler l’enfance ; l’adolescence aussi m’avait fui presqu’à mon insu : pour bien des jeunes hommes pauvres, s’épuisant à conquérir un diplôme, avoir seize ans est un luxe hors de portée. J’atteignais l’âge où l’on commence à chercher autour de soi les personnages de l’idylle, et peut-être du drame, qu’on se croit dû par la vie.

Réception de la critique : […] Et si vous avez le talent de Mme M. Yourcenar, vous composerez une belle oeuvre, qu’on pourra ouvrir à toutes les pages avec la certitude d’y trouver des réflexions brillantes, admirablement serties dans les mots, des évocations brèves et saisissantes d’une nature toujours complice de l’amour et de la mort, et un écho douloureux à l’inquiétude humaine. Pierre Audiat in La Revue de France, 21, 1er novembre 1931, pp. 141-144. […] Le livre est écrit dans une langue claire et d’un rythme harmonieux. C’est l’oeuvre d’un moraliste plus peut-être que d’un romancier. Henri Liebrecht in Le Soir illustré, 194, 7 novembre 1931, p.8. D’autres articles disponibles dans la base de données documentaire.

Articles ou livres de références :
- Laura BRIGNOLI, Profondeur et apparence dans La Nouvelle Eurydice de Marguerite Yourcenar in Bulletin de la SIEY, 10, Tours, SIEY, 1992, pp.13-22.
- Claude BENOIT, La Nouvelle Eurydice ou le labyrinthe du moi in Marguerite Yourcenar biographie, autobiographie. Actes du colloque, Valencia, Universitat de Valencia, 1988, pp.65-69.
- Michèle SARDE, Trouble de l'herméneutique dans La Nouvelle Eurydice in Roman, histoire et mythe dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar. Actes du colloque, Tours, SIEY, 1995, pp.399-410.

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