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Première publication sous le titre Le Dialogue du marécage, dans la Revue de France, n° 4, 15 février 1932, pp. 637-665 [Texte rédigé vers 1930]

Le Dialogue dans le marécage

- Théâtre I (avec le titre Le Dialogue dans le marécage), Paris, Gallimard, 1971, pp. 173-201. Précédé d’une note datée de décembre 1969.
- Paris, Gallimard, Le Manteau d’Arlequin, 1988, 48 p.

La pièce s’inspire d’un fait divers moyenâgeux italien : une patricienne de Sienne, Pia Toloméi, reléguée dans un château malsain par un mari jaloux qui l’y laissera mourir.

Adaptations : 1973, Théâtre Daniel Sorano, par R. Ben Simon, Vincennes, mai 1973 ; 1987, Dialogo nelle palude, par L. Coppola, Montalcino, juillet-septembre 1987 ; 1988, par J. L. Wolff, Paris, Théâtre Renaud-Barrault, 27 janvier-15 mars 1988 ; 1990, Il Dialogo nella palude, par G. Cobelli, Ponte Roman, Bénévent, 10-13 septembre 1990 et août 1991 ; 1991, Il Dialogo nella palude, par M. Spreafico, Spazio Ex-Ansaldo, Milan, 17-30 juin 1991 ; puis Teatro Arsenale, Milan, début 1992.

Marguerite Yourcenar : Quand je relis aujourd’hui ces quelques pages, j’y retrouve, certes, un peu de la sensualité partout infuse de D’Annunzio, et, surtout, de l’émotion poignante et comme balbutiée de Maeterlinck, que j’avais aimées dans l’adolescence, et dont certains échos traversent ce petit drame au décor italien et légendaire. J’y discerne aussi certaines caractéristiques de sentiment et de pensée (…), ce style tremblé, ces tâtonnantes prises de conscience presque voluptueusement ralenties par d’infinis scrupules, ce besoin de lucidité qui ne se sépare pas du besoin de perfection morale (…) de l’expérience de la jalousie conjugale (…) qui se retrouvent presque poussés à bout dans ce dialogue dramatique, mon premier ouvrage du genre.

Traduction : Anglais, espagnol, italien

Premier paragraphe :
Sire Laurent : Frère Candide, êtes-vous sûr que nous ne nous soyons pas trompés de route ?
Frère Candide : Je ne le pense pas, Monseigneur. Mais on n’est jamais sûr de ne pas s’être trompé de route.
Sire Laurent : Je n’avais jamais fait cette route.. Je n’avais jamais vu ce domaine. Et je me méprends peut-être… Ce n’est peut-être pas celui où je l’ai enfermée il y a plus de dix ans… Tout à l’heure, j’ai tiré trois fois sur la corde de la cloche. A la troisième fois, une très vieille femme (et de doit être l’intendante) a passé à la tête à une fenêtre et m’a fait signe. Mais personne ne vient.
Frère Candide : Il est midi, Sire Laurent. Les gens dorment. Ils viendront quand il auront fini leur sieste. Et vous avez grand besoin de vous reposer en attendant à l’ombre du mur du jardin.

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