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Marguerite Yourcenar, Le Mystère d’Alceste et Qui n’a pas son Minotaure ?, Théâtre, Paris, Plon, 1963, 277 p., pp. 10-152. (précédé d’un « Examen d’Alceste », pp. 11-45). Pièce rédigée en 1942.

Le Mystère d'Alceste

- Paris, Gallimard, Théâtre II, 1971, 231 p., pp. 82-161.

Inspirée d’une légende grecque, la pièce, en un acte, raconte l’histoire d’Alceste qui, pour sauver la vie de son époux, qu’un oracle menaçait de mort, sacrifie sa propre vie. Toutefois Hercule la sauvera de justesse et la rendra à son mari. C’est le combat du héros avec la Mort qui représente la scène primordiale de cette pièce.

Adaptations : 1964, Studio des Champs-Elysées, Paris. 1969, Lycée de la Ferté Bernard. Troupe du lycée (en présence de l’auteur), 31/1-1/2 ;  1986, Compagnie Zeno, Amsterdam.

Marguerite Yourcenar - … personne n'a vu que dans Le Mystère d'Alceste les personnages supposés romanesques, le faible Admète et la gémissante Alceste, ne sont là que pour servir de repoussoirs à ces personnages simples et sages, le grossier Hercule, « fils de Dieu », et la vieille Georgine, en qui s’incarne une sorte de bon sens sacré; ni que l'affrontement entre Hercule et la Mort, ses tentations et ses terreurs, ressemblent trait pour trait aux méditations d'Hadrien et de Zénon sur l'envie et la peur de mourir. (in Les Yeux ouverts, Le Centurion, 1980, p. 200).

Traductions :Espagnol, italien

Premier paragraphe : Apollon : Je suis Apollon, feu céleste, torche inextinguible. Les plates, les animaux, les hommes me connaissent pour bienfaiteur et pour cause ;ils se décolorent quand je m’absente ; ils tremblent quand je m’éclipse ; ils ne s’endorment si tranquilles que parce qu’ils sont sûrs de me retrouver chaque matin. C’est moi qui mûris les moissons ; je fais croître les arbres sous lesquels, à midi, les bergers s’abritent contre moi. A défaut de lumière, je donne ma chaleur aux aveugles. J’apprends aux astronomes à mesurer l’heure de l’année, et aux enfants joueurs à marcher sur leur ombre ; je trace sur la poussière une fresque agitée, procession de spectres au pied des vivants.

Réception critique : Reprenant la légende après Euripide, elle réussit à montrer ce qu’elle a de très archaïque et de beaucoup plus moderne à la fois, et comment on y voit converger ‘deux thèmes établis à demeure dans notre inconscient et notre conscience, l’idée de l’immortalité unie à celle d’un dieu sauveur triomphant de la mort, et l’idée du salut d’un être obtenu par le sacrifice volontaire d’un autre ». (…) c’est donner aussi une expression littéraire à cet art grave et noble de mourir… In Robert Kanters, Deux Ariane pour Thésée, Le Figaro littéraire, 31 août 1963, p. 2. D’autres articles disponibles dans la base de données documentaire.

Articles ou livres de références :
- Maurice DELCROIX, Dramaturgie du Mystère d'Alceste : la "scène à faire", Bulletin de la Société Internationale d'Etudes Yourcenariennes, n° 7, novembre 1990, pp. 81-97.
- Dirk PAELINCK, Présentation critique du théâtre de Marguerite Yourcenar : 1930-1944. Mémoire présenté en vue de l'obtention du grade de licencié en philologie romane, Antwerpen, Universitaire Instelling Antwerpen1989, 130 p. (exemplaire dactylographié disponible au Cidmy).
- S.N., Marguerite Yourcenar. Le Mystère d'Alceste, Indications, n° 2, 1965, pp. 1-5.
- Anth. Van WOLFEREN, Alcestis : mysterie of tragedie? Enkele gedachten over het spel van offerdood en redding bij Euripides en M. Yourcenar, Hermeneus, n° 4, octobre 1991, pp. 261-264.
- Rémy POIGNAULT, Le Mystère d'Alceste: Rénovation et métamorphose du mythe, in Il Confronto Letterario. Quaderni del dipartimento di lingue letterature straniere moderne dell'università di Pavia, Pavie, 1986, n° 5, pp. 69-80.

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