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Marguerite Yourcenar, Présentation critique de Constantin Cavafy (1863-1933), suivie d’une traduction intégrale de ses poèmes par Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras, Paris, Gallimard, 1958, 292 p. Préface et traductions terminées en 1939. Édition mise au point en 1958.

Présentation critique de Constantin Cavafy

- Paris, Gallimard, 1978, 273 p. (augmentée d’une « Note sur les poèmes inédits de Constantin Cavafy ». Préface légèrement retouchée).

Adaptation par Garcia

Marguerite Yourcenar - …en ce qui concerne Cavafy, pourtant traduit en prose, d'abord parce que la prosodie n'est pas, en somme, ce qui importe le plus chez lui, ensuite parce que certains de ses poèmes, situés dans des décors volontairement banals, auraient fait penser, mis en vers français, à un François Coppée saisi par l'érotisme. Mais Cavafy est inimitable. A la fois plus souple et plus sec que le français, le grec se prête mieux à cette pensée aussi sèche que souple, à ces effets soigneusement calculés et comme faits de rien. La juxtaposition perpétuelle du présent et du passé (son passé propre et celui de l'histoire) est chez lui très sensible, mais son tempérament diffère du mien au point que je suis souvent tentée, bien à tort, de l'accuser de parcimonie. Il a produit en tout quelque cent cinquante poèmes, très brefs, et toute sa vie les a retouchés avec un immense souci de perfection, mais, semble-t-il, sans beaucoup s'enrichir ou changer dans l'intervalle; c'est un poète vieillard qui a pour ainsi dire pris en charge un poète plus jeune. (in Les Yeux ouverts, Le Centurion, 1980, pp. 205-206).

Premier paragraphe : Cavafy est l’un des poètes les plus célèbres de la Grèce moderne ; c’est aussi l’un des plus grands, le plus subtil en tout cas, le plus neuf peut-être, le plus nourri pourtant de l’inépuisable substance du passé.

Réception critique : Quant à la qualité du travail fait par M. Yourcenar et C. Dimaras, elle est ce qu’on peut espérer de mieux. En raison justement de sa qualité, leur travail permet de comprendre ce que la traduction en prose, aussi intelligente et respectueuses qu’elle soit, ne peut manquer de détruire dans une œuvre poétique. (Hélène Ioannidi, Le Travail du poète et le problème de la traduction, in Critiques, n° 299, avril 1972, pp. 354-368). D’autres articles disponibles dans la base de données documentaire.

Articles ou livres de références :
- Païssy CHRISTOV, Le vers couronne l'œuvre. (Les vues de Marguerite Yourcenar sur la traduction poétique), Presses Universitaires de Véliko Tirnovo, in Marguerite Yourcenar et les civilisations. Actes du colloque international (Véliko Tirnovo du 12 au 15 juillet 1993), 1994, pp. 91-97.
- Maria ORPHANIDOU-FRÉRIS, Traduire ou réimaginer Cavafy?, in Marguerite Yourcenar. Écriture, réécriture, traduction. Actes du colloque international de Tours (20-22 novembre 1997), Dir. Rémy Poignault et Jean-Pierre Castellani, Tours, SIEY, avril 2000, pp. 333-342.
- Christiane Odile PAPADOPOULOS, Les poèmes de Cavafy traduits par Marguerite Yourcenar, idem, pp. 343-362.

D’autres articles disponibles dans la base de données documentaire.

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