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Les Vagues, traduit de l’anglais, avec une préface, par Marguerite Yourcenar, Paris, Librairie Stock, 1937, 268 p. Traduction réalisée en 1936-1937

Les Vagues

- Œuvres romanesques de Virginia Woolf, Paris, Stock, 1974, pp. 205-419.

Vagues est un livre à six personnages, à six instruments plutôt, car il consiste uniquement en longs monologues intérieurs dont les courbes se succèdent, s’entrecroisent, avec une sûreté de dessin qui n’est pas sans rappeler l’Art de la fugue. […] Vagues, en effet, autant qu’une méditation sur la vie, se présente comme un essai sur l’isolement humain. Il s’agit de six enfants, trois filles […] ; trois garçons […] que nous voyons croître, se différencier, vivre, et vieillir enfin. Un septième enfant, qui ne prend pas la parole, et que nous n’apercevons jamais qu’à travers les autres, est le centre du livre, ou plutôt son cœur.

Adaptations : Paris, Studio des Champs-Elysées, lecture-spectacle par Yves Gasc, 05/1961. Bruxelles, Théâtre de la vie, Vagues ou les Iles de la Mer du Nord, d’après le roman de Virginia Woolf, adaptation théâtrale de Guy Shelley par le Théâtre Espace Acteur de Paris, 01-03/1996. Avec Alexandra Stewart, Natasha Casman, Diane Pierens, Guy Shelley, Jacques Fonanel et Frédéric Thérisod.

Premier chapitre : Le soleil ne s’était pas encore levé. La mer et le ciel eussent semblé confondus, sans les mille plis légers des ondes pareils aux craquelures d’une étoffe froissée. Peu à peu, à mesure qu’une pâleur se répandait dans le ciel, une barre sombre à l’horizon le sépara de la mer, et la grande étoffe grise se raya de larges lignes bougeant sous sa surface, se suivant, se poursuivant l’une l’autre en un rythme sans fin.

Le soleil ne s’était pas encore levé. La mer et le ciel eussent semblé confondus, sans les mille plis légers des ondes pareils aux craquelures d’une étoffe froissée. Peu à peu, à mesure qu’une pâleur se répandait dans le ciel, une barre sombre à l’horizon le sépara de la mer, et la grande étoffe grise se raya de larges lignes bougeant sous sa surface, se suivant, se poursuivant l’une l’autre en un rythme sans fin.

Réception critique : On doit dire aussi que la traduction du roman a été faite par Marguerite Yourcenar avec un véritable génie de l’interprétation. […] Ici Marguerite Yourcenar a pénétré jusqu’à la moelle de la personnalité de son auteur. [...] Les sept pages de la préface de Marguerite Yourcenar sont écrites avec une intelligence, une science et un art consommés : modèle du genre qui suffirait à faire lire cette réédition. (Jacques Romane, Revue générale belge, septembre 1957, pp. 155-156. D’autres articles disponibles dans la base de données documentaire.

Articles ou livres de références :
- Lucile DESBLACHE, Marguerite Yourcenar : de la traduction à la création in Bulletin de la SIEY, n°15, septembre 1995, pp.19-31.
- Beatriz VEGH, The Waves : Les Vagues : traduction, écriture, contrepoint in Lectures transversales de Marguerite Yourcenar, Actes du colloque de Mendoza (4-7 août 1994), 1997, pp.67-74.
- Kathleen SHIELDS, Marguerite Yourcenar traductrice de Virginia Woolf in Marguerite Yourcenar. Écriture, réécriture, traduction, Actes du colloque de Tours (20-22 novembre 1997), Tours, avril 2000, pp.313-322.

D’autres articles disponibles dans la base de données documentaire.

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